samedi 12 janvier 2008

ALIX A ETEINT LE SOLEIL (1)





Il était une fois un ange avec un habit rouge comme une fraise bien mûre et deux petites ailes blanches sur les dos...

Avec qui jouer quand on est un ange et qu'on habite au ciel ? Avec les hirondelles !
Alix se glisse dans les nuages et rit sous cape pendant que les oiseaux cherchent partout.
Quand les nuages sont gros, Alix rebondit sur le ventre dodu si haut, si haut... jusqu'à toucher les étoiles.

Un jour, Alix découvre derrière un nuage un gros bouton semblable à ceux qui servent à allumer la lumière dans les chambres.
« A quoi peut-il bien servir ? »
Le petit ange appuie dessus, pour voir.
Alors, tout devient noir.
Alix a éteint le soleil.

« Qui a fermé la lumière ? On n'y voit plus rien ! » tempête une grosse voix. Un vieux monsieur frappe de colère sa canne sur le sol au nom de tous les hommes, de toutes les femmes et de tous les enfants de la Terre.
« C'est moi », répond piteusement Alix.
« Un ange ? Tiens donc ! Je croyais que les anges ne faisaient jamais de bêtises ! » gronde le vieux monsieur.

[...]
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COURAGE BONBON !


Il était une fois un lapin pas tout à fait comme les autres...

Bonbon est un lapin joyeux,
Très joyeux.
Du matin au soir, avec ses copains lapins,
Il court, roule et fait des bonds…
Mais à cause d’une pierre
Cachée dans l’herbe verte,
Bonbon rate sa galipette.
Paf ! il tombe sur la bouche…
Et se casse une dent.

Bonbon lapin n’a plus qu’une dent.
Cela fait comme un trou,
Bizarre, bizarre, dans son sourire.
Bonbon a une bouche en noir et blanc.
« Pff… a-t-on jamais vu un lapin avec une seule dent ? »
disent les autres lapins en haussant les épaules.
Et ils détournent la tête.
Ils ne veulent plus jouer avec lui.

Bonbon a le cœur gros.
« cache ton sourire.
Ainsi, on ne verra pas ta dent ! »
Conseille Cédou souriceau.
Bonbon ne sourit plus du tout.
Il est triste, un peu triste.
Il ne fait plus de galipettes.
Et se promène seul, sans faire de bonds.

Soudain, deux oreilles rouges,
Un long museau pointu
Apparaissent derrière les herbes hautes.
C’EST LE RENARD !
Ses yeux féroces observent les petits lapins
Qui jouent plus loin,
Sans se douter de rien.
Renard se lèche les babines.

Bonbon voudrait crier,
Avertir ses amis du danger.
TROP TARD !

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LA MACHINE À BONBONS


Il était une fois un ouistiti qui voulait toujours avoir plus de bonbons...


Nénuphar est un drôle de ouistiti
Si petit mais si gourmand,
Qu’il a un appétit de géant !
Le voilà qui file à la boulangerie
Sur ses rollers à turbomoteur.
Car Nénuphar est un inventeur !

« Que voulez-vous que je vous serve? »
demande la boulangère.
« Des bonbons !
Des bonbons bien ronds,
Avec du sucre autour qui fond,
Des jaunes, des rouges, des marrons… »

Sur le chemin de la maison,
Le gourmand se régale tant et si bien
Qu’à mi chemin, il n’a déjà plus rien.
« Zut de rezut, j’ai tout mangé !
Il n’y en avait pas assez !
Je dois trouver une idée
Pour avoir toujours plein de bonbons… »
Nénuphar se tape le front.
« Ça y est ! J’ai trouvé !
C’est une idée de génie,
une idée de ouistiti ! »

Vite, le voilà qui trotte
Chez Mimi la marmotte
Elle vend des crayons, du papier,
Des règles et des cahiers.
Tout ce qu’il faut pour dessiner !
-« Que va-tu faire de ceci,
tout petit ouistiti ? »
-« Chut… C’est un secret,
Une idée de génie,
Une idée de ouistiti ! »

Nénuphar commence par dessiner
La machine qu’il a inventée.
Puis il sort sa boite à outils,
Et se met à l’ouvrage.
Bling ! Boum ! Paf !
Il scie, cloue, tape....
-« Que peut-il fabriquer ? »
se demandent ses voisins, intrigués.
-« Vous le verrez bien !
C’est une idée de génie,
Une idée de ouistiti !

La machine est prête.
Elle fabrique des bonbons
Quand on appuie sur un bouton.
Malin, non ?

Nénuphar démarre la machine...
Quelle déception !
Des dizaines de boutons
Jaillissent et rebondissent
Dans tous les coins de la maison
Et filent même par la cheminée !
Nénuphar est désappointé :
-« Je ne peux même pas les croquer ! »

Toc, toc, toc !
Qui frappe à la porte ?
C’est Nestor, le pingouin.
-« Quelle merveilleuse idée !
Comment avez-vous deviné
Qu’il manquait un bouton
A mon pantalon ?
Voyez-vous, j’en ai grand besoin
Car je me marie demain.
Je voudrais être bien habillé
Pour faire honneur à ma fiancée
Pour vous remercier
Je vous y invite aussi
Monsieur le ouistiti ! »

Une fois Nestor reparti,
Nénuphar inspecte sa machine.
Il serre un boulon par-ci
Change une vis par- là
Cela va-t-il marcher, cette fois ?

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LUCIE LA SOURIS


Lucie est une souris très gourmande. Bien trop gourmande...

Lucie la Souris aime croquer les I.
D’un bond, la voilà perchée sur la bibliothèque.
Ses moustaches s’agitent,
Elle hésite :
« Voyons lequel aura le plus de I ?
Tiens, un livre de cuisine !
Celui-là fera un excellent repas ! »
Lucie feuillette au hasard :
« Raviolis à la viande,
Papillotes de truites,
Gratin de potiron…
Hum… mais c’est le paradis ! »

Lucie a mangé tous les I
Et ceux des autres livres aussi.
Ça croque, ça fond, c’est bon…
Encore un petit creux ?
Lucie essaie un A, puis un E.
Seront-ils aussi délicieux ?
Lucie a mangé les plus moelleux.
Puis, le ventre bien rempli,
Elle s’est endormie.

Sur l’étagère,
Les livres sont en colère
« Lucie exagère,
on ne va pas se laisser faire ! »
« Regardez-moi ! pleurniche l’Atlas.
« Sans I, Paris pars et la Gironde gronde !
Je n’ose plus me regarder dans une glace. »
« Et moi ! » tempête l’encyclopédie des oiseaux.
Sans I, plus de doux “cui-cui “,
Mes moineaux poussent d’affreux “cu-cu“,
C’est du propre !
Que dire de mes canaris transformés en canards,
et de mes hirondelles taillées en rondelles ? »
« Je suis à mon tour fort ennuyée »,
déclare sur un ton pincé
sa Majesté Les Contes de Fées.
« Sans I, mes belles histoires n’ont plus de fin !
Le Petit Poucet en a perdu son chemin… »

« Choisissons une autre voyelle pour remplacer le I »,
suggère timidement le livre de comptines.
« Le O, par exemple, Lucie n’y a pas goûté. »
« Non, mais quelle mauvaise idée ! »
Protestent ses amis.
« Avec O, les mots sont plus rigolos,
mais beaucoup moins beaux !
Ce sont les I qu’il nous faut ! »

Pendant que sur l’étagère,
Les livres se désespèrent,
Lucie ronfle comme un hélicoptère.
Elle rêve au bal des souris :
Il y a là son amie Gwendoline,
Et sur l’estrade des musiciens,
Son cousin Fipo qui joue du saxo.
Lucie bat des mains en découvrant, ravie,
Un buffet abondamment garni
Des lettres de l’alphabet
Si douces et si sucrés…
Il y a aussi quelques morceaux de gruyère
Pour ceux qui n’aiment pas la lecture.
Quelle fête magnifique !

Sur l’étagère des livres,
Le livre de comptines,
Jamais à court d’idées,
Calme ses amis énervés :
« Ne vous mettez pas en colère !
Voici ce que nous allons faire… »

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